Burkina : les dysfonctionnements de la justice au centre du Conseil supérieur de la magistrature – 07/02/2015

Les dysfonctionnements de la justice au centre du Conseil supérieur de la magistrature au Burkina Faso. | Photo d'illustration
Les dysfonctionnements de la justice au centre du Conseil supérieur de la magistrature au Burkina Faso. | Photo d’illustration

Les dysfonctionnements au sein du système judiciaire au Burkina Faso sont au cœur des échanges, lors de la première session de l’année 2015 du Conseil supérieur de la magistrature(CSM) ouverte ce vendredi à Ouagadougou, a constaté APA.

La cérémonie a eu lieu, en présence notamment du président du Faso, Michel Kafando, par ailleurs, président du Conseil supérieur de la magistrature.

Joséphine Ouédraogo, première vice-présidente du CSM, et Thérèse Traoré/Sanou, premier président de la cour de cassation et deuxième vice-président du conseil supérieur de la magistrature, étaient également présents.

A l’occasion, la ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, garde des sceaux, Joséphine Ouédraogo, a rappelé les problèmes que connait le système judiciaire burkinabè.

Selon elle, il existe à l’interne un ‘’dysfonctionnement grave au sein du système judiciaire”, tandis qu’au plan externe s’imposent ‘’des interactions malheureuses entre la justice et les autres composantes de la nation”. Cela a fini, a-t-elle relevé, par compromettre lourdement le sacro-saint principe de l’indépendance des magistrats.

La ministre a également évoqué la ‘’rupture de confiance entre le peuple et le système judiciaire burkinabé”, soulignant à ce propos l’incendie du palais de Bobo-Dioulasso (2e ville du Burkina Faso) et la revendication de plus de justice par les forces vives lors des manifestations d’octobre dernier ayant entraîné la chute de Blaise Compaoré.

Ces problèmes, selon la Garde des sceaux, devraient être résolus par l’organisation des états généraux de la justice, l’accélération de la réforme institutionnelle par la finalisation et la mise en application des textes.

Joséphine Ouédraogo estime aussi que ‘’la restauration de la confiance entre les justiciables et la justice, la probité dans le traitement des grands dossiers de crimes de sang et de crimes économiques et la prise en compte des droits humains dans le système judiciaire, peuvent être une solution aux problèmes de la justice burkinabè”.

Le Conseil supérieur de la magistrature assiste le Président du Faso dans son rôle de garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire (article 131 de la Constitution), participe à la nomination des magistrats et assure la discipline de ce corps.

Il a le pouvoir constitutionnel de donner au Président du Faso son avis sur toute question concernant l’indépendance de la magistrature.

© CamerPost avec © APA

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