Burkina Faso : Une coalition syndicale demande à l’armée de « restituer le pouvoir au peuple » – 03/11/2014

Le CCVC a emandé à l'armée de « restituer le pouvoir au peuple ».
Le CCVC a emandé à l’armée de « restituer le pouvoir au peuple ».

La Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés(CCVC) demande à l’armée du Burkina Faso de restituer le pouvoir au peuple, a constaté APA dimanche lors d’une conférence de presse.

Selon le vice-président de la CCVC, Chysogone Zougmoré, animateur principal du point de presse, « c’est un coup d’Etat que l’armée a perpétré », ajoutant que celle-ci tente une fois de plus « d’usurper les fruits de la lutte héroïque du peuple ».

De l’avis de monsieur Zougmoré, le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) dont est issu le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, est une milice organisée.

C’est pourquoi, pour lui, « il n’y a pas de débat. L’armée doit purement et simplement remettre le pouvoir qu’il a usurpé au peuple qui l’a arraché ».

Cette situation « ouvre la voie à des dérives antidémocratiques ainsi que nous l’enseigne l’histoire de notre pays depuis 1966, date à laquelle, l’armée, confisquant le premier soulèvement populaire de notre peuple, a fait irruption sur la scène politique. Depuis lors, usant de ruse et de la force militaire contre le peuple, elle n’a plus jamais voulu lui retourner le pouvoir ».

Le vice-président de la CCVC estime que la chute du pouvoir dictatorial de Blaise Compaoré est le fruit d’une lutte de longue haleine du peuple burkinabè.

« L’ensemble des forces sociales et politiques qui ont conduit cette longue lutte pour le progrès, la justice, la liberté et l’émancipation sociale et nationale sont capables de s’organiser et d’assurer la transition politique qui conduira à des élections libres et transparentes, ainsi qu’à la mise en place, à terme, d’institutions digne de confiance », a-t-il déclaré.

La CCVC dit avoir rencontré la délégation de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO).

Le Président Blaise Compaoré a rendu sa démission vendredi, en mi-journée, suite à un soulèvement populaire entamé jeudi et consécutif à la volonté du camp présidentiel de modifier l’article 37 limitant le nombre de mandats présidentiels à deux.

Après des tergiversations au sommet de la hiérarchie militaire, la présidence de la transition est, pour le moment, entre les mains du lieutenant-colonel Zida, précédemment n°2 du Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

© CamerPost avec © APA

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