Burkina Faso : Toujours pas de consensus au sujet de la charte de transition politique – 12/11/2014

En marge de la réunion sur le processus de transition, le lieutenant-colonel Zida, nouvel homme fort du Burkina Faso a reçu Bisa Williams, sous-secrétaire d'Etat américaine en charge de l'Afrique, le samedi 8 novembre à Ouagadougou. AFP/Issouf Sanogo
En marge de la réunion sur le processus de transition, le lieutenant-colonel Zida, nouvel homme fort du Burkina Faso a reçu Bisa Williams, sous-secrétaire d’Etat américaine en charge de l’Afrique, le samedi 8 novembre à Ouagadougou. AFP/Issouf Sanogo

Le projet de Charte de la transition au Burkina Faso devant permettre de passer à une transition civile au Burkina Faso, après la démission de Blaise Compaoré, ne fait toujours pas l’unanimité, a constaté APA mercredi,à Ouagadougou.

La rencontre axée sur l’examen de la Charte de la transition s’est tenue la veille entre les parties prenantes (sociétés civile, opposition politique, autorités religieuses et coutumières) et les représentants de la communauté internationale représentée par les présidents Faure Gnassingbé du Togo et Macky Sall du Sénégal.

Entre autres points de dissensions, les autorités militaires à qui l’avant-projet a été remis, le lundi dernier, ne trouvent pas certains aspects du document à leur goût.

Par exemple, elles (autorités militaires) proposent la suppression de l’Assemblée nationale de transition (ANT) suggérée par les parties politiques, la société civile et les autorités religieuses et coutumières, préférant plutôt un Conseil national de transition (CNT), dirigée par l’armée.

Pour rechercher le consensus, les différentes composantes reprennent les concertations ce mercredi matin.

Hier mardi, les présidents Macky sall et Faure Gnassingbé ont rencontré, tour à tour, la classe politique, la société civile, les coutumiers et les religieux.

A la fin des audiences, le président sénégalais, Macky Sall a déclaré qu’« il appartient aux Burkinabè de définir leurs besoins sous la facilitation de la communauté internationale ».

Il a aussi souligné la nécessité d’alléger les choses pour assurer la continuité de l’Etat de manière inclusive, car, selon lui, l’échéance du 15 novembre arrive à grands pas, les sanctions internationales aussi.

Ce mercredi, c’est le président Ghanéen John Dramani Mahama, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui est attendu dans la capitale burkinabè pour poursuivre les concertations.

© CamerPost avec © APA

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz