Burkina Faso : Manifestation syndicale pour exiger la baisse des prix des hydrocarbures – 05/02/2015

 Chrysogone Zougmoré, vice-président de la Coalition de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC). © Autre presse par DR
Chrysogone Zougmoré, vice-président de la Coalition de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC). © Autre presse par DR

La Coalition de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC), regroupant des mouvements syndicaux, a organisé, ce mercredi à Ouagadougou et dans plusieurs autres villes du Burkina Faso, une manifestation pour exiger la baisse du prix des hydrocarbures.

Dans la capitale burkinabè, il s’est agi d’un sit-in qui a eu lieu de 8 heures à 10 heures, devant le ministère en charge du Commerce et a rassemblé des centaines de personnes. La manifestation s’est déroulée sans incident.

‘’Nous tenons à ce que les prix des hydrocarbures baissent significativement et de manière générale, que les conditions de vie de nos populations s’améliorent significativement”, a déclaré le vice-président de la CCVC, Chrysogone Zougmoré, à la presse, à l’issue du sit-in.

Les syndicats burkinabè estiment que le coût du baril ayant baissé au plan international, le prix des hydrocarbures devraient considérablement baisser dans leur pays.

Ils ont trouvé que, par exemple, le prix du litre du super pouvait passer de 750 CFA à 467,33 FCFA, soit une réduction de 282,67 FCFA, et celui du gasoil de 656 FCFA à 408,75 FCFA, soit une réduction de 247,25 FCFA.

Face aux multiples interpellations des syndicats, le gouvernement de transition avait procédé à une réduction de 25 francs CFA sur le litre des hydrocarbures. Une baisse jugée “dérisoire” par les syndicats et les consommateurs.

Plusieurs autres villes, notamment à Bobo-Dioulasso (Ouest) deuxième ville du pays, à Koudougou, (Centre-Ouest), Ouahigouya (Nord) ont connu des manifestations, selon des sources contactées sur place.

La CCVC a annoncé que d’autres actions sont prévues dans les jours à venir si le gouvernement fait ‘’la sourde oreille”.

La prochaine étape, a-t-on appris, consistera en une grève générale les 17 et 18 février 2015, si les choses ne changent pas.

© CamerPost avec © APA

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