Burkina Faso : L’armée renonce à la présidence du Conseil national de transition – 14/11/2014

Le roi de la tribu des Mossi, Mogho Naba (g), le lieutenant-colonel Isaac Zida (c) et l'archevêque de Ouagadougou Philippe Ouedraogo (d) à Ouagadougou le 4 novembre 2014. © AFP
Le roi de la tribu des Mossi, Mogho Naba (g), le lieutenant-colonel Isaac Zida (c) et l’archevêque de Ouagadougou Philippe Ouedraogo (d) à Ouagadougou le 4 novembre 2014. © AFP

Les autorités militaires ont finalement accepté de faire des concessions au sujet de la charte de transition au Burkina Faso, en renonçant notamment à la présidence du Conseil national de transition (CNT) objet d’une plénière ce jeudi en début de soirée, a appris APA de source proches de l’opposition politique.
Selon cette source, les négociateurs de l’armée semblaient être prêts, mercredi, à faire des concessions mais la haute hiérarchie militaire n’avait encore rien validé.

Les négociations se sont poursuivies ce jeudi matin et la plénière prévue pour 18 heures, devrait permettre de valider le document final.

Dans ses propositions et suggestions, l’armée souhaitait garder la direction du Conseil national de transition (CNT) qui devrait remplacer l’Assemblée nationale de transition (ANT) proposée par les trois composantes, à savoir, les Organisations de la société civile (OSC), l’opposition politique, ainsi que la chefferie coutumière et religieuse.

Les autorités militaires ont souhaité que le CNT soit composé de 60 membres répartis comme suit : 15 représentants des partis politiques de l’opposition, 15 représentants des OSC, 15 représentants de l’ex-majorité et 15 représentants de l’armée.

Cependant, l’opposition et la société civile ne sont pas prêtes à accepter cette suggestion de l’armée.

« Au terme de cinq heures de discussions, les deux colonels qui négocient pour le compte de l’armée ont accepté de faire des concessions », a confié la source proche de l’opposition qui a requis l’anonymat.

Selon elle, à la dernière minute, l’armée a fait part de son accord à accepter que l’Assemblée nationale de transition soit dotée d’un réel pouvoir législatif.

Ainsi, pour ce qui est des sièges, l’armée semble disposée enfin à réduire sa propre participation au sein de l’Assemblée, ainsi que celle de l’ex-majorité.

Le lieutenant-colonel Zida doit encore valider ces concessions avant la plénière de la soirée, indique-t-on.

© CamerPost avec © APA

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