Burkina Faso : La plénière sur l’avant-projet de la charte de transition reportée à jeudi – 13/11/2014

Le leader de l'opposition Zéphirin Diabré, lors de la réunion qui a rassemblé opposition, société civile, leaders religieux et coutumiers, en vue d'élaborer un projet de charte de transition, à Ouagadougou, le 8 novembre 2014. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO
Le leader de l’opposition Zéphirin Diabré, lors de la réunion qui a rassemblé opposition, société civile, leaders religieux et coutumiers, en vue d’élaborer un projet de charte de transition, à Ouagadougou, le 8 novembre 2014. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

La plénière sur l’avant-projet de la Charte de la transition, initialement prévue pour mercredi après-midi, a été reportée à jeudi, a-t-on appris, dans la capitale burkinabè.

La plénière devrait porter sur l’avant-charte de la transition élaboré conjointement par la société civile, les partis politiques et les autorités religieuses et coutumières.

Le document a été remis aux autorités militaires mardi, par le biais du président sénégalais Macky Sall, mandaté par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO).

L’avant-projet de charte en question a pris en compte les « amendements », « observations » ou autres « contre-propositions » de l’armée burkinabè.

Une sous-commission composée de l’ensemble des parties a planché ce 12 novembre sur ces observations et a fait une nouvelle proposition de charte qui devrait être soumise à une plénière dans l’après-midi de ce mercredi.

Au dernier moment, les mandataires de l’armée ont demandé à soumettre les nouvelles propositions à leur hiérarchie, renvoyant la plénière à jeudi après-midi.

Entre autres amendements, les autorités militaires ont demandé la suppression de l’Assemblée nationale de transition (ANT) et son remplacement par un Conseil national de transition (CNT), dirigé par un militaire.

L’armée propose également qu’au lieu de 90 membres prévus dans l’ANT (dont 40 de l’opposition politique et 30 pour la société civile), que la CNT soit constitué de 60 membres répartis équitablement entre les quatre composantes (opposition politique, société civile, ex-majorité et armée), soit 15 personnes par composante.

Le président Blaise Compaoré a rendu sa démission le vendredi 31 octobre dernier, en mi-journée, suite à une insurrection populaire entamée la veille et consécutive à la volonté du camp présidentiel de modifier l’article 37 limitant le nombre de mandats présidentiels à deux.

Après des tergiversations au sommet de la hiérarchie militaire, c’est le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, précédemment n°2 du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) qui assure, pour le moment, la fonction de chef de l’Etat du Burkina Faso.

Celui-ci, suite à des pressions intérieures et extérieures, se dit prêt à céder la transition à une instance dirigée par un civil.

La charte de transition civile dont l’élaboration est en cours, s’inscrit dans cette dynamique.

© CamerPost avec © APA

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