Burkina Faso : Interdiction à partir du 21 février de l’importation des emballages et sachets plastiques – 02/02/2015

Saïdou Maïga, ministre burkinabè de l'environnement.
Saïdou Maïga, ministre burkinabè de l’environnement.

La loi portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation et de la distribution des emballages et sachets plastiques non biodégradables, entre en vigueur au Burkina Faso à partir du 21 février prochain, a-t-on appris auprès du ministère en charge de l’environnement

Burkina Faso : Interdiction d’importation des emballages et sachets plastiques à partir du 21 février

C’est en vue de procéder à la validation des textes d’application de la loi que le ministère en charge de l’environnement, a organisé ce week-end, un atelier dont l’objectif a été de permettre l’amélioration de la qualité des projets de textes élaborés.

« La nouvelle loi permettra au Burkina Faso de se débarrasser du fléau des emballages et sachets plastiques qui minent notre environnement et notre bien-être », a déclaré le ministre de l’environnement, Saïdou Maïga, à l’issue des travaux.

La mesure d’interdiction est une disposition légale votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale du Burkina Faso, le 20 mai 2014 contre le péril plastique et ses effets dévastateurs sur l’environnement ainsi que sur la santé humaine et animale.

Des sources proches de ce ministère, à partir de la date butoir (21 février 2015), «des dispositions douanières seront prises pour empêcher toute entrée frauduleuse ou non de sachets et emballages plastiques non biodégradables».

La même source précise que «concomitamment à l’intérieur du pays, des équipes de contrôle seront constituées pour constater de visu le respect de la dite loi chez d’anciens détenteurs».

Et d’insister que dans un premier temps, après le délai de tolérance imparti, même si le consommateur n’est pas pour autant visé, la loi est stricte pour ce qui concerne les producteurs, les importateurs, les vendeurs et les distributeurs.

Ainsi, il ressort que « les contrevenants se verront infliger des peines d’emprisonnement de trois mois à cinq ans et/ou d’une amende de cent mille (100 000) à dix millions (10 000 000) de francs CFA ».

Avec l’adoption de cette loi interdisant les sachets plastiques non biodégradables, le Burkina rejoint des pays comme la Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Rwanda, le Togo, le Tchad et la Tunisie.

© CamerPost avec © APA

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