Burkina Faso : Des centaines de femmes ont manifesté, à Ouagadougou, contre la modification de la constitution – 28/10/2014

Des centaines de femmes ont manifesté, à Ouagadougou, contre la modification de la constitution.
Des centaines de femmes ont manifesté, à Ouagadougou, contre la modification de la constitution.

Plusieurs centaines de femmes opposées à la modification de l’article 37 du Burkina Faso dont la révision permettra à l’actuel président du Faso, Blaise Compaoré de se présenter à la présidentielle de 2015, ont manifesté ce lundi à Ouagadougou, a constaté APA.

Le rassemblement a eu lieu aux environs de 15 heures à la Maison du Peuple, au centre-ville de la capitale burkinabè, suivi d’une marche d’environ 500 mètres.

Durant près d’une heure, ces femmes ont scandé des slogans et brandi des banderoles et autres pancartes avec des messages hostiles au régime en place au Burkina et au président Blaise Compaoré.

Une des particularités de la manifestation est que les manifestantes brandissaient des spatules, “un symbole très grave” selon la coordonnatrice, Saran Sérémé/Séré, par ailleurs, présidente du Parti pour la démocratie et le changement (PDC, opposition).

En effet, dans la société burkinabè, le fait qu’une femme lève sa spatule, instrument servant à préparer le tô (pâte de mil ou de maïs, plat traditionnel dans le pays), en direction d’un homme est considéré comme une très forte marque de défiance.

La manifestation a failli être empêchée par la municipalité « pour non-respect de procédures en matière de manifestation publique».

Mais les policiers de la Compagnie républicaine de la sécurité (CRS) déployés sur les lieux, en nombre limité, ont été vite débordés par les manifestantes qui ont bouclé leur trajet sous leur regard.

Zéphirin Diabré, le Chef de file de l’opposition politique (CFOP), de même que Ablassé Ouédraogo, président du Faso Autrement, ont apporté leur soutien aux femmes, qui les ont applaudis abondamment.

La manifestation des femmes se situe à la veille de la grande marche-meeting de l’opposition prévue demain mardi, sur toute l’étendue du territoire nationale.

Dès l’annonce, mardi dernier, de la volonté du gouvernement de modifier la constitution en optant par la voie parlementaire, il y a eu à Ouagadougou, des réactions spontanées de la part de l’opposition et de la société civile pour désapprouver cette décision gouvernementale.

Les députés devront, le jeudi 30 octobre prochain, décider du choix de la nouvelle mouture de l’article 37 qui divise les Burkinabè en deux, depuis quelques temps.
Une bonne partie de la société civile se bat, aux côté de l’opposition politique affiliée au Chef de file de l’opposition politique (CFOP) pour empêcher la modification de cet article limitant à deux, le nombre de mandats présidentiels au Burkina Faso.

© Camer Post avec © APA

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