Burkina Faso : Commémoration du 17e anniversaire de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo

Un manifestant burkinabè présent à la cérémonie du souvenir de Norbert Zongo, le 13 décembre 2014, à Ouagadougou | © Yaya Boudani / RFI / Archives
Un manifestant burkinabè présent à la cérémonie du souvenir de Norbert Zongo, le 13 décembre 2014, à Ouagadougou | © Yaya Boudani / RFI / Archives

Les Burkinabè, en attendant la lumière sur le dossier, ont commémoré, dimanche, le 17e anniversaire de l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo et de ses trois compagnons d’infortune, tués le 13 décembre 1998.

A Ouagadougou, deux activités phares ont marqué cette cérémonie, au cours de laquelle les différents intervenants ont souhaité vivement que la lumière soit faite sur la mort de Norbert Zongo et de ses camarades.

Très tôt le matin, le public s’est rendu au cimetière de Gounghin, à l’ouest de la capitale burkinabè où ont été enterrés Norbert Zongo et ses trois compagnons pour le dépôt de gerbes de fleurs.

Cette cérémonie a été suivie, quelques instants plus tard, d’un meeting à la Place de la Révolution.

En ce lieu de rassemblement, le Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) et la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) ont conjointement livré un message.

Chrysogone Zougmoré, président de la CCVC a rappelé que le peuple burkinabè a le regard tourné vers le nouveau gouvernement qui sera mis en place par le président Roch Marc Christian Kaboré, nouvellement élu.

‘’Le collectif et la CCVC espèrent que le nouveau gouvernement fera de la lutte contre l’impunité, une de ses priorités”, a déclaré M. Zougmoré.

La veuve du journaliste Norbert Zongo, Géneviève Zongo était présente à la commémoration de l’anniversaire de l’assassinat de son mari, aux côtés des organisations et des avocats du dossier.

‘’Durant 17 ans, j’étais dans l’attente. L’attente que justice soit rendue à Norbert et je suis toujours dans cette attente jusqu’à ce que la lumière soit totalement faite sur ce dossier”, a affirmé la veuve.

Le journaliste burkinabè d’investigation, Norbert Zongo et ses trois compagnons d’infortune ont été tués le 13 décembre 1998, sur la route de Sapouy (100 km au sud de Ouagadougou). Ils sont morts calcinés dans le véhicule qui les transportait. Des traces de balles ont été retrouvées sur leurs corps.

Le journaliste menait une enquête au sujet de la mort suspecte de David Ouédraogo, un employé de François Compaoré, frère cadet de l’ex-président Blaise Compaoré.

Depuis, cette mort tragique, le dossier n’a pas évolué au niveau de la justice burkinabè. Le seul inculpé dans le dossier a été libéré en 2006, suite à un non-lieu prononcé par le procureur du Faso à l’époque.

La Cour africaine de justice avait demandé, courant 2013, à l’Etat burkinabè de verser une somme aux ayant-droits des quatre victimes. Une exigence à laquelle le gouvernement de la transition vient de se soumettre.

© CAMERPOST avec © APA

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