Burkina Faso – Assassinat du journaliste Norbert Zongo: un mandat d’arrêt international contre François Compaoré

Un manifestant burkinabè lors d’une cérémonie en mémoire de Norbert Zongo, le 13 décembre 2014, à Ouagadougou.
© Yaya Boudani / RFI

La justice burkinabè vient de lancer un mandat d’arrêt international contre François Compaoré, frère cadet de l’ex-président du Faso Blaise Compaoré, au sujet de l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo, a-t-on appris samedi de sources médiatiques.

Selon Radio France internationale  (RFI) qui a donné l’information, le mandat d’arrêt international lancé par Interpol contre M. Compaoré a été émis le 5 mai dernier.

«Mais pour les besoins  de l’enquête, les autorités judiciaires ont préféré garder le secret »,  précise le média qui a rappelé aussi que «plusieurs fois cité dans  le dossier sur l’assassinat en 1998 du journaliste d’investigation Norbert  Zongo, François Compaoré n’a jamais été inquiété par la justice».

Le frère cadet de l’ancien président burkinabè est en exil à Abidjan, en Côte d’Ivoire,  tout comme son grand-frère, au lendemain de l’insurrection populaire de fin octobre 2014.

Pour Me Benewendé Sankara, l’un des avocats de la famille Zongo, cité par RFI, le pays d’accueil de François Compaoré ne refusera pas d’exécuter ce mandat.

L’avocat ajoute que si François Compaoré ne se présente pas devant le juge, il sera jugé par contumace.

Le journaliste d’investigation Norbert Zongo, alors directeur de publication de l’hebdomadaire L’Indépendant ainsi que trois personnes qui étaient avec lui, ont été assassinés le 13 décembre 1998, sur la route de Sapouy, à une centaine de kilomètres au sud de Ouagadougou.

Cet assassinat est intervenu alors que le journaliste investiguait sur la mort suspecte de David Ouédraogo, chauffeur de François Compaoré.

Bien que son nom soit maintes fois cité dans ce dossier, c’est la première fois que la justice lance un mandat d’arrêt contre François Compaoré.

En 2006, le dossier a même été sanctionné par un non-lieu. Il a fallu la chute de Blaise Compaoré pour que le dossier soit relancé, en 2015, pendant que le pays était en période de Transition, dirigée par Michel Kafando.

Plusieurs soldats de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) sont déjà inculpés et détenus dans le cadre du traitement judiciaire du dossier Norbert  Zongo.

© CAMERPOST avec APA

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