BREAKING NEWS. Congo – Raids aériens : Les forces de sécurité au banc des accusés d’Amnesty International

 Le QG des autorités locales du quartier de Makelekele, au sud de Brazzaville, a été incendié lors des affrontements du 4 avril 2016, imputée à des miliciens proches du pasteur Ntumi. | © REUTERS/Roch Bouka
Le QG des autorités locales du quartier de Makelekele, au sud de Brazzaville, a été incendié lors des affrontements du 4 avril 2016, imputée à des miliciens proches du pasteur Ntumi. | © REUTERS/Roch Bouka

CAMERPOST a reçu la déclaration de l’organisme il y a quelques minutes ce lundi 18 avril 2016. Des raids aériens ont frappé dans le département du Pool (sud-est du Congo), faisant des morts et des blessés et détruisant des bâtiments, y compris des églises, des écoles et des établissements médicaux. Cela « constitue un recours excessif à des armes meurtrières de la part des forces de sécurité », déclare Amnesty International ce jour. Pour ce mouvement, il faut que ces violations manifestes des obligations internationales en matière de droits humains, notamment le non-respect du droit à la vie, fassent l’objet d’une enquête approfondie, indépendante et impartiale.

Amnesty rapporte que selon des témoins oculaires, des hélicoptères ont largué au moins 30 bombes sur des zones résidentielles le 5 avril dernier. Une école a été touchée dans la ville de Vindza alors que l’objectif était l’ancien domicile du pasteur Frédéric Ntumi, chef du groupe armé des « Ninjas », que l’État accusait d’être à l’origine des violences qui avaient embrasé Brazzaville, la capitale, le 4 avril. Les villes de Soumouna et de Mayama ont ensuite été prises pour cible. Une femme a indiqué à Amnesty International qu’elle avait vu au moins 30 corps sur les huit kilomètres environ séparant Soumouna du village de Ngula.

En outre, « les forces gouvernementales ont lancé des attaques délibérées et illégales. Il est choquant qu’elles aient bombardé des zones résidentielles en réaction aux violences survenues à Brazzaville le 4 avril. Au lieu de cela, elles auraient dû faire le nécessaire pour que les suspects soient traduits en justice », a déclaré Ilaria Allegrozzi, chercheuse d’Amnesty International sur l’Afrique centrale. Selon des témoins, les communes touchées par les frappes aériennes sont aujourd’hui désertes. Les habitants des villages proches de Soumouna ont fui en brousse ou dans d’autres villes, notamment à Brazzaville.

Voilà pourquoi Amnesty International et les organisations locales de défense des droits humains ont appelé les autorités à libérer les opposants politiques détenus pour avoir critiqué pacifiquement le déroulement de l’élection, à mettre fin aux arrestations et détentions arbitraires, et à s’abstenir de réprimer les manifestations pacifiques.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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