Bourses : L’Etat du Cameroun prépare son 2ème emprunt obligataire à la Douala Stock Exchange

De sources sûres, l’agence Ecofin a appris que le ministre camerounais des Finances, Alamine Ousmane Mey (Photo), a signé le 16 septembre 2013, une décision portant création, organisation et fonctionnement d’un Comité de pilotage de l’emprunt obligataire de l’Etat, au titre de l’exercice budgétaire 2013.

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Ce Comité, apprend-on, aura entre autres missions, la validation du projet de dossier d’appel d’offres pour le recrutement d’un ou plusieurs prestataires de services d’investissement (PSI), devant accompagner l’Etat dans cette opération de levée de fonds. Autre mission : la préparation et la mise à disposition des informations nécessaires à la confection de la note d’information exigée pour cet appel public à l’épargne. Ces deux détails incitent à croire que le prochain emprunt obligataire de l’Etat du Cameroun, après celui de 200 milliards de francs Cfa lancé et réussi en 2010, va se faire à la Douala Stock Exchange (DSX), la Bourse des valeurs mobilières du Cameroun. Et non sur le marché des titres publics de la BEAC.

D’abord, parce qu’on n’a pas besoin de PSI pour les opérations sur le marché de la BEAC, où opèrent plutôt les spécialistes en valeurs du Trésor (SVT). Ensuite, parce que, pour lever des fonds sur le marché des titres publics de la Banque centrale, l’on n’a pas besoin d’une Note d’information, au sens de la décision prise le 16 septembre 2013 par le ministre Alamine Ousmane Mey. Enfin, parce que sur les deux premières émissions d’obligations du Trésor de l’année 2013, effectuées sur le marché de la BEAC, les 5 juin et 4 septembre derniers, l’Etat du Cameroun a eu du mal à faire le carton plein des 30 milliards de francs Cfa sollicités. Et n’a récolté que 25 milliards de francs Cfa, au total.

Sur le montant de cette opération, l’on peut envisager une opération portant sur 125 milliards de francs Cfa, même si certaines sources au ministère des Finances parlent de 70 milliards de francs Cfa seulement. En effet, la loi des Finances de 2013 prévoit des emprunts obligataires pour un montant total de 150 milliards de francs Cfa. Or, rendu à trois mois de la fin de l’exercice budgétaire 2013, l’Etat du Cameroun n’a pu récolter que 25 milliards de francs Cfa, par émissions d’obligations sur le marché des titres publics de la BEAC. Mathématiquement, il reste donc 125 milliards de francs Cfa à lever pour combler le déficit budgétaire, selon les termes de la loi des Finances de 2013.

Comme en 2010, et au regard de certaines contingences (recrutement par appel d’offres d’un arrangeur et des PSI, attente du décret du chef de l’Etat habilitant le ministre des Finances à lancer cette opération, l’organisation de la campagne de communication autour de l’opération en direction du public des investisseurs…), il y a fort à parier que ce 2ème appel public à l’épargne lancé à la DSX par l’Etat du Cameroun, va se dérouler au mois de décembre 2013.

Agence Ecofin – BRM

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