Bolivie : Le Pape François voudrait mâcher des feuilles de coca pendant sa visite – 29/06/2015

Le pape François « nous a dit qu'il souhaitait spécifiquement mâcher de la coca», plutôt que de consommer de la coca en infusion, comme le font les touristes pour combattre le mal des montagnes lorsqu'ils séjournent à La Paz, la capitale, à 3600 m d'altitude, a précisé le ministre bolivien de la Culture Marko Machicao | POL EMILE/SIPA
Le pape François « nous a dit qu’il souhaitait spécifiquement mâcher de la coca», plutôt que de consommer de la coca en infusion, comme le font les touristes pour combattre le mal des montagnes lorsqu’ils séjournent à La Paz, la capitale, à 3600 m d’altitude, a précisé le ministre bolivien de la Culture Marko Machicao | POL EMILE/SIPA

Une requête… stupéfiante. Le pape François a demandé «spécifiquement» de pouvoir, pendant sa prochaine visite en Bolivie du 8 au 10 juillet, mâcher des feuilles de coca à la manière traditionnelle des populations locales, a annoncé dimanche le ministre bolivien de la Culture Marko Machicao.

Selon lui, il a même employé le mot acullicar qui signifie mâcher en langue quechua, plutôt que de consommer de la coca en infusion, comme le font les touristes pour combattre le mal des montagnes lorsqu’ils séjournent à La Paz, la capitale, à 3600 m d’altitude.

La feuille de coca, principale composante de la cocaïne, est également consommée dans son état naturel dans certaines provinces du nord de l’Argentine, pays natal du pape Jorge Mario Bergoglio.

La Bolivie, troisième producteur mondial de coca 

L’ONU a réadmis en 2013 la Bolivie dans sa Convention de 1961 sur les drogues avec l’inscription dans ses textes de la réserve accordée à la mastication des feuilles de coca, un an après que La Paz eut dénoncé cette convention qui interdisait à la Bolivie une de ses pratiques ancestrales.

La Bolivie, qui est le troisième producteur mondial de coca et de cocaïne, après le Pérou et la Colombie, compte quelque 25 300 hectares de plantations de coca, selon des chiffres de l’ONU, alors qu’une loi datant des années 1980 n’autorisait des plantations que sur 12 000 hectares au maximum pour une utilisation légale de ces feuilles.

Source : © Le Parisien.fr

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