Boko Haram : Une dizaine d’attaques sur le sol camerounais – 30/05/2014

La secte islamique sévit dans la Région de l’Extrême-Nord du Cameroun depuis l’année 2012. Les attaques ont fait des victimes tant chez les civils que chez les hommes en tenue.

Nigéria. Attaque sanglante a fait 18 morts dans la ville de Jere, proche de Maiduguri, fief du groupe terroriste Boko Haram. Photo : STRINGER / AFP
Nigéria. Attaque sanglante a fait 18 morts dans la ville de Jere, proche de Maiduguri, fief du groupe terroriste Boko Haram. Photo : STRINGER / AFP

La Région camerounaise de l’Extrême –Nord n’est véritablement pas un havre de paix. Après le phénomène des coupeurs de route maitrisé par la Brigade d’Intervention rapide (Bir), des djihadistes venus du Nigéria se sont illustrés à neuf reprises sur le sol camerounais. La première incursion remonte au 10 avril 2012. Des assaillants lourdement armés et venus du Nigéria ont pris d’assaut le poste frontière de Banki, peu après la prière de la communauté musulmane. Un élève de 16 ans a trouvé la mort au cours des échanges entre les assaillants et des soldats camerounais.

La date du 19 janvier 2013 est celle de la seconde incursion de Boko Haram sur le sol camerounais. Cette fois c’est un nigérian résidant dans la ville de Kousseri qui est abattu par des hommes armés de kalachnikov. Le drame s’est produit non loin de la Gendarmerie de Kousseri. Les assaillants à bord de moto se sont enfuis en direction de la ville camerounaise de Fotokol. Selon des sources le décès enregistré serait le fait d’un règlement de comptes entre membres de Boko Haram.

Le 19 février 2013, la famille MOULIN – FOURNIER en visite dans le parc de Waza est prise en otage par des inconnus. Une semaine plus tard Abubakar SHEKAU, le leader de Boko Haram, revendique dans une vidéo l’enlèvement des 7 français. Il exige la libération de nombre de partisans emprisonnés et brutalisés en terre camerounaise.

Un second enlèvement est enregistré le 14 novembre 2013. Le père Georges VANDENBEUSCH, prêtre de l’Archidiocèse de Maroua –Mokolo est kidnappé dans sa paroisse à Nguetchewé. L’action est revendiquée par la secte nigériane. Le prélat va passer près de deux mois entre les mains de ses ravisseurs, avant d’être libéré par « compassion », selon Boko Haram. Selon des sources, une rançon aurait été versée.

L’armée camerounaise et Boko Haram s’affrontent pour la première fois le 2 mars 2014. C’était non loin de Fotokol, ville frontalière. Une unité de l’armée camerounaise en patrouille dans la zone, est alors attaquée par une centaine de combattants de Boko Haram. Les 6 soldats camerounais ripostent. A 11 heures les camerounais reçoivent des renforts. Les djihadistes se retirent alors et traversent la frontière. Les combat auront duré 8 heures, avec un mort de chaque côté.

Un mois plus tard, le 4 avril 2014, la localité de Tchéré située à moins de 20 kilomètres de la ville de Maroua (Chef-lieu de la Région de l’Extrême-Nord, ndlr) est prise d’assaut par une bande armée. Elle y commet des exactions pendant deux heures. Deux prêtres italiens et une religieuse canadienne sont enlevés. Selon des sources les assaillants se déplaçaient à l’aide de moto et s’exprimaient en haoussa et en mafa. Ils étaient aussi dotés d’armes de gros calibre. Pas de doute pour la Brigade d’Intervention rapide (Bir). Tous ces éléments participent en effet de la stratégie de Boko Haram. Bien avant cette autre expédition la secte avait exigé des autorités camerounaises, la restitution de plusieurs stocks d’armes confisqués dans la localité d’Abou Debeck. Parmi les armes confisquées l’on retrouvait des centaines de fusils, des lance – roquettes et des mitrailleuses lourdes.

La série se poursuit au cours de la nuit du 25 au 26 avril 2014, dans le village Dama Massa (Département du Logone et Chari, ndlr). 12 personnes trouvent la mort dans des pirogues, alors qu’elles revenaient du Nigéria. Lesdits décès sont consécutifs à une embuscade tendue par des partisans de Boko Haram.

Le 4 mai 2014, soit un mois après la prise d’otages perpétrée dans la ville de Tchéré, plusieurs miliciens prennent d’assaut la Brigade de Gendarmerie de la ville de Kousseri. La cible est pourtant située entre le Commissariat de Police et la caserne des Sapeurs pompiers. Les assaillants abattent tout de même l’adjudant-chef Denis TAPSIA alors endormi et font évader le dénommer Aladji MOUSTAPHA. Ce dernier serait selon certaines sources le numéro 3 de Boko Haram. Les assaillants dévalisent en outre l’armurerie de la Brigade de Gendarmerie.

Boko Haram s’illustre par une huitième escalade sur le territoire camerounais, le 16 mai 2014 à Waza dans le Logone et Chari. Cette nuit la secte exécute un homme soupçonné d’avoir donné des renseignements sur Boko Haram. Pour ce faire des dizaines d’hommes armés et à bord de moto ont fait irruption dans la ville, qu’ils ont préalablement encerclée. Il s’agirait d’un autre règlement de comptes.

La dernière attaque a eu lieu le 17 mai 2014 dans un camp de chinois basé à Waza. Lesdits chinois étaient des ouvriers d’une société chargée de la construction d’une route. Le bilan de l’attaque fait état d’un soldat camerounais tué, de 10 chinois enlevés, de 11 véhicules emportés et de plusieurs charges d’explosifs dérobées. Les membres de la secte seraient arrivés à bord de 5 véhicules.

© Camer Post – Olivier NDEMA EPO

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  • foka

    Bsr je ss Camerounais et j aime mon pays ns sommes integres et déterminés a en decoudre avec tous les frotteurs de trouble qui vent destabiliser mon pays