Boko Haram : Paris demande à ses ressortissants de quitter le nord du Cameroun – 31/01/2015

Christine Robichon, l'ambassadrice de france au Cameroun, ne compte plus les articles défavorables à son pays au point que, le 30 décembre, pour la deuxième fois en trois mois, elle a été contrainte de s'"élever vigoureusement contre les allégations de soutien de la France au groupe terroriste Boko Haram diffusées dans certains médias".
Christine Robichon, l’ambassadrice de france au Cameroun, ne compte plus les articles défavorables à son pays au point que, le 30 décembre, pour la deuxième fois en trois mois, elle a été contrainte de s'”élever vigoureusement contre les allégations de soutien de la France au groupe terroriste Boko Haram diffusées dans certains médias”.

L’ambassade de France au Cameroun vient de demander à ses ressortissants encore présents dans la région de l’Extrême-Nord ‘’de la quitter dans les meilleurs délais’’, du fait des attaques terroristes récurrentes attribuées à la secte islamiste nigériane Boko Haram et de risques d’enlèvements.

‘’Le risque terroriste existe en particulier dans l’Extrême-Nord, formellement déconseillée”, peut-on lire dans une note à l’intention des Français. Le document ajoute que ce risque ‘’ne peut être écarté dans le reste du pays, dans les lieux fréquentés par les étrangers et dans les grandes villes”.

Le risque d’enlèvement est très élevé dans l’Extrême-Nord du pays et, de façon générale, dans les zones frontalières de cette région, du Nord et de l’Adamaoua où des combats fréquents opposent les forces de défense et de sécurité camerounaises aux miliciens dans certaines zones, souvent mouvantes, de l’Extrême-Nord avec comme nouveauté la pose de mines par Boko Haram.

‘’Le risque d’attaques terroristes, ajoute la note, s’étend au reste du pays. La vigilance s’impose sur l’ensemble du territoire, et en particulier dans les centres urbains. Il est déconseillé, sauf raison impérative, de se rendre dans le reste de la région du Nord et dans celle de l’Adamaoua.”

La psychose s’est davantage renforcée, constate la représentation diplomatique, avec l’engagement récent du Tchad en soutien aux forces camerounaises qui pourrait provoquer une augmentation du nombre des opérations militaires dans la zone frontalière.

Parmi les ‘’zones formellement déconseillées”, figure toute la région frontalière avec le Nigeria (du lac Tchad au Golfe de Guinée). Elle s’étend sur 30 kilomètres et est l’objet d’incursions potentielles et avérées de groupes terroristes ou criminels à partir du Nigeria (en particulier les miliciens de la secte Boko Haram).

La situation demeure donc ‘’dangereuse”, insiste l’ambassade qui rappelle que des enlèvements de Français ont eu lieu dans le septentrion camerounais en février et en novembre 2013, et de ressortissants italiens et canadiens en avril 2014.

© CamerPost avec © APA