Boko Haram : Environ 30.000 victimes nigérianes sans assistance à la frontière camerounaise

Environ 30.000 victimes nigérianes de Boko Haram sans assistance à la frontière camerounaise | © AP/ILLUSTRATION

Environ 30.000 Nigérians ayant fui les violences commises par Boko Haram dans leur pays ont trouvé refuge au Cameroun où ils vivent dans des conditions préoccupantes sans assistance humanitaire dans des zones frontalières, militarisées et difficiles d’accès, révèle le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

A total, le HCR estime à près de 95.000 le nombre de réfugiés nigérians avec de nouvelles arrivées enregistrées presque tous les jours dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, dont quelque 63.000 installés dans un camp à Minawao, un site sécurisé sous la protection des autorités locales avec la collaboration des Nations unies et des ONG internationales partenaires.

Selon Johannes Zech, chef de la section de coordination inter-agences et des relations extérieures, “à peu près 30.000 [autres Nigérians sont déclarés présents] dans des zones frontalières, dont une partie n’est pas enregistrée”.

“Militarisées”, ces zones sont difficiles d’accès pour agences onusiennes et les ONG humanitaires, une situation qui ne favorise pas l’acheminement de l’assistance nécessaire à la prise en charge des besoins vitaux de ces populations, indique le fonctionnaire onusien.

Pour lui, cet écueil est l’une des principales contraintes auxquelles le HCR est confronté dans le cadre de ses activités en faveur des victimes de Boko Haram au Cameroun.

“Souvent, les communes qui abritent des réfugiés sont enclavées, éloignées, assez marginalisées avec une faible prise en charge au niveau des infrastructures sociales. Leur proximité avec la frontière rend les interventions risquées”, a-t-il expliqué à Xinhua.

Il en est ainsi de l’axe Kolofata-Kerawa-Amchidé-Mogodé, connu comme “base de la faction de la Boko Haram”. “C’est extrêmement difficile sur le plan sécuritaire de fournir l’assistance”.

Sous l’effet de l’offensive menée par l’armée camerounaise depuis 2014, l’influence de Boko Haram dans ces zones a au demeurant diminué. Les attaques massives du groupe djihadiste ont cessé et ont laissé la place à de petites incursions sporadiques et des attentats kamikazes facilités par le caractère poreux d’une frontière de 400 kilomètres.

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