Boko Haram : Diffusion d’une vidéo affirmant que Abubakar Shekau est en vie

Capture d'écran faite le 18 février 2015 d'une vidéo diffusée par Boko Haram montrant le leader du groupe islamiste, Abubakar Shekau, en train de diffuser un message depuis un endroit non précisé | BOKO HARAM
Capture d’écran faite le 18 février 2015 d’une vidéo diffusée par Boko Haram montrant le leader du groupe islamiste, Abubakar Shekau, en train de diffuser un message depuis un endroit non précisé | BOKO HARAM

Boko Haram a affirmé mercredi que son dirigeant, Abubakar Shekau, était en vie et qu’il dirigeait toujours l’organisation islamiste basée au Nigeria.

Dans sa nouvelle vidéo publiée mercredi 7 octobre sur les réseaux sociaux, un homme armé non identifié lit un communiqué en langue hausa et en arabe, entouré de dizaines de combattants. « Notre chef, Abubakar Shekau, est vivant et reste notre dirigeant », déclare-t-il. « Nous restons fidèles à al-Baghdadi », ajoute l’homme, en référence au dirigeant de l’organisation État islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi.

Abubakar Shekau n’a pas été vu sur une vidéo depuis février. Le mois dernier, dans un enregistrement audio, il avait démenti des déclarations de l’armée nigériane faisant état de succès militaires contre son organisation.

En mars, il avait proclamé l’allégeance de Boko Haram au groupe EI. Son absence a alimenté des rumeurs sur son éventuelle disparition ou remplacement à la tête de Boko Haram.

« Propagande »

Dans cette dernière vidéo, Boko Haram dément une nouvelle fois perdre du terrain face à l’armée nigériane. « Ils mentent quand ils disent avoir confisqué nos armes, nous avoir chassés de nos territoires, que nous sommes en pleine désorganisation », affirme l’homme armé. « Ce n’est pas vrai que 200 de nos membres se sont rendus. Ce n’est pas vrai non plus que nos femmes et nos enfants ont été libérés et qu’ils sont retournés à l’école », ajoute-t-il.

L’armée avait annoncé le mois dernier la reddition de plus de 200 combattants de Boko Haram dans la ville de Banki, dans l’État de Borno, et la libération de près de 250 femmes et enfants.

« En fait, les forces infidèles ont désormais recours à la propagande parce qu’elles ont échoué à nous soumettre d’une quelconque façon. Nous restons une force dont ils doivent tenir compte », dit encore le militant dans la vidéo.

Source : © Jeune Afrique avec © AFP