Belgique : Les réseaux djihadistes sous haute tension après l’attentat déjoué – 16/01/2015

En Belgique, la police a tué deux personnes jeudi soir dans une opération antiterroriste après de longs échanges de coups de feu. © Jonas Roosens / AFP
En Belgique, la police a tué deux personnes jeudi soir dans une opération antiterroriste après de longs échanges de coups de feu. © Jonas Roosens / AFP

Au lendemain de l’attentat déjoué en Belgique, la sécurité a été renforcée aux abords des palais de justice et des postes de police belges. Deux djihadistes présumés ont été tués et un autre intercepté lors d’une large opération antiterroriste de plusieurs heures, selon les informations données par le parquet fédéral belge jeudi soir.

“Cela démontre la détermination du gouvernement belge à combattre ceux qui veulent semer la terreur. La peur doit changer de camp”, a réagi le Premier ministre belge, Charles Michel, par le biais de son porte-parole, à l’issue de la réunion de crise qui s’est tenue dans la soirée. Les opérations “visaient essentiellement des jeunes revenant de zones de combat, en particulier la Syrie”, a complété le porte-parole. Les auteurs auraient ouvert le feu au moyen d’armes de guerre et d’armes de poing, a précisé l’un des procureurs du parquet.

Au cœur du trafic d’armes

Selon le parquet fédéral, il n’y a pas de lien déterminé entre les attentats à Paris et le démantèlement de cette cellule djihadiste. Mais cette opération intervient alors que des menaces de la part de combattants flamands ont été proférées sur le Web et que plusieurs journaux français et belges ont récemment révélé qu’Amedy Coulibaly avait séjourné à Bruxelles pour y acheter des armes.

Ainsi, selon le quotidien belge La Dernière Heure, le fusil-mitrailleur de type Scorpio que possédait Amedy Coulibaly lors de la prise d’otage de la porte de Vincennes a été acheté à Bruxelles. Ces dires appuient les révélations de Mediapart, pour qui Coulibaly, Kouachi et Beghal auraient déjà tenté en 2010 d’acheter des armes en Belgique pour faire évader – entre autres – le leader islamique Smaïn Aït Ali Belkacem, responsable des attentats de 1995 en France.

Les services de sécurité mobilisés

Depuis 2012 et avec la tuerie au Musée juif de Bruxelles en mai 2014, plusieurs initiatives de coopération entre les différents organes de sécurité et de renseignements belges ont vu le jour. Une “task force spéciale” avait ainsi été créée en 2013 par Joëlle Miquel, l’ex-ministre belge de l’Intérieur, pour lutter contre le phénomène des combattants européens.

La Belgique est en effet l’un des pays les plus touchés par le phénomène en Europe. On dénombrait en juin 2014 près de soixante-dix personnes parties combattre en Syrie et revenues en Belgique et une cinquantaine soumise à une surveillance intensive.

Source : Le Point

Par Loreline MERELLE

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