Afrique du Sud – Retrait de la CPI : « Cela aura un impact sur l’image du pays » selon Mmusi Maimane

Mmusi Maimane. The Democratic Alliance
Mmusi Maimane. The Democratic Alliance

Le principal leader de l’opposition sud africaine estime que l’ANC au pouvoir a mené le pays à l’abîme. Il qualifie de regrettable, la décision de son pays de quitter la Cour Pénale Internationale.

L’Alliance démocratique dirigé par Mmusi Maimane a obtenu 22% des voix lors des dernières élections nationales en Afrique du Sud. Répondant aux questions de la correspondante de rfi en Johannesburg a fait sa première grande déclaration au sujet de la décision de son pays de se retirer de la Cour pénale internationale. Le dirigeant de l’Alliance démocratique, Mmusi Maimane, a estimé que l’intension claire affichée par le gouvernement de Jacob Zuma de sortir de la CPI, montre clairement que l’African national Congress-ANC, s’est éloigné des valeurs de Nelson Mandela pour qui la politique étrangère devait être guidée par le respect des droits de l’homme.

Il ajoute que quand il pense au peuple soudanais, c’est-à-dire, en quoi que le pays a une justice quand leur leader Omar El Béchir se promène librement, aidé par leur gouvernement, sans avoir à rendre compte. Pour lui, le retrait de la CPI va à l’encontre du consensus général. Il pense enfin que cela  aura un impact sur la façon dont le monde regarde l’Afrique du Sud, notamment, les investisseurs.

Et la controverse

Jean Marc Ayrault le chef de la diplomatie française, estime au fort de la vague des africaines  contre la CPI qu’au vue de la situation sécuritaire en vogue en Afrique, rester dans la cour est une nécessité pour les Africains, si tant est qu’ils sont épris de liberté « la lutte contre l’impunité est essentielle pour permettre le respect des droits de l’homme, une réconciliation et une paix durable ».

Lors d’une réunion préparatoire au sommet de l’Union africaine, 21 organisations non gouvernementales africaines et internationales avaient soutenu que la sortie d’un pays de la CPI est un danger pour ses populations à la merci de ceux qui détiennent le pouvoir.

C’est dans veine que Lambert NIGARURA, avocat de a coalition burundaise pour la Cour pénale internationale « Ce sont des personnes puissantes (les chefs d’Etat, Ndlr), ce sont des personnes qui ont des armes, une police, une milice. Si aujourd’hui, ils peuvent se donner une immunité, c’est-à-dire que ce sera toujours pour l’impunité. Donc, nous disons que la CPI reste incontournable, reste un espoir pour les peuples africains victimes de crimes graves », selon lui.

De l’autre côté, Comme un effet d’entrainement, la République Sud Africaine, la Gambie, le Burundi et la Russie ont annoncé leur départ de l’institution onusienne. Ceci en plus des positions du Kenya et du Tchad qui soutiennent la thèse d’une CPI, justice qui ne cible que les chefs d’Etats du continent.

© CAMERPOST par Augustin TACHAM

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