Afrique centrale : Quatre ONG dénoncent les atteintes aux droits des communautés

Des pygmées voient régulièrement leurs droits violés aussi bien par les exploitants que les autorités  | © National Geographic / Fernando Victor Ramirez Rozzi
Des pygmées voient régulièrement leurs droits violés aussi bien par les exploitants que les autorités | © National Geographic / Fernando Victor Ramirez Rozzi

Les populations riveraines des projets d’exploitation forestière et minière d’Afrique centrale voient leurs droits régulièrement violés aussi bien par les exploitants que les autorités, selon le Centre pour l’environnement et le développement (Cameroun), l’Observatoire congolais des droits de l’homme (Congo), Brainforest (Gabon), la Maison de l’enfant et de la femme pygmées (République centrafricaine).

Ce constat figure dans le rapport conjoint que viennent de publier ces 4 organisations non gouvernementales, sur financement de l’Union européenne dans le cadre du projet : «Verdir le respect des droits de l’homme dans le Bassin du Congo».

Intitulé : «Sous les radars : bref aperçu de la situation des défenseurs de l’environnement en Afrique centrale», le document affirme que les populations riveraines des projets d’exploitation voient régulièrement leurs droits violés alors qu’elles se caractérisent par une forte dépendance vis-à-vis des ressources naturelles pour leur survie quotidienne.

Dans leur chasse à la subsistance, elles sont ainsi confrontées à des restrictions diverses dans l’accès aux espaces et aux ressources ayant un impact important sur la qualité de leur vie, d’où les résistances auxquelles l’on assiste souvent, en milieu rural, face aux opérations de compagnies exploitant les ressources naturelles.

Les populations des quatre pays cibles sont rurales à plus de 60% et, au cours des dernières années, il a été constaté ici et là «une intensification du harcèlement des communautés défendant leurs droits et, surtout, d’individus et d’organisations défendant les droits des communautés dans les domaines de l’environnement et de l’accès à la terre et aux ressources naturelles».

Généralement, apprend-on, la consultation des communautés ne porte que sur les modalités de mise en œuvre des projets, et pas sur l’opportunité de sa conduite, ni sur sa localisation desdits projets.

«Les droits des communautés et populations locales sont pris en compte de façon insuffisante, tant en amont dans le processus d’attribution des droits et de préparation de l’exploitation qu’en aval, pendant l’exploitation et l’organisation de retombées économiques suffisantes au bénéfice des communautés riveraines», des insuffisances portées ou découlant d’un régime foncier ne prenant pas suffisamment en compte, dans de nombreux pays, les droits coutumiers des communautés locales et autochtones.

De leur côté, de nombreux activistes revendiquant un meilleur respect des droits des communautés, notamment la protection de l’environnement de vie des communautés, doivent faire face à des violations et pressions diverses.

Parmi lesdites violations, reviennent de nombreux cas de coups et blessures, de menaces de mort, de violation du droit à la justice, de harcèlement judiciaire, d’intimidations, d’accaparement de terres, de violation de la liberté d’expression, de traitements dégradants et de violation de la liberté d’association.

© CAMERPOST avec © APA

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