Afrique – Braconnage : 40% de la population des girafes tués par la chasse illégale

40% de la population des girafes tués par la chasse illégale | Ph. ILLUSTRATION

Le cri d’alarme a été lancé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UINC). La faute au phénomène du braconnage.

 C’est sur le tard que le constat a été établi. Le malaise touche de plein fouet, la population du mammifère le plus grand du monde dont l’espace géographique se limite en Afrique. L‘organisme planétaire en charge de la protection des espèces animales et végétales se dit préoccupée. Cette inquiétude a été faite, il ya quelques jours par l’Uinc. Désormais, ce qui n’était qu’une surveillance de routine va prendre des proportions plus accrues.

Le problème

La faute selon, les spécialistes, à la colonisation de leur espace de vie que sont les savanes par les humains. Sur le continent africain où on rencontre l’essentiel de cette espèce d’animal, il ne reste plus que moins de 100 000 individus en 2015, sur un total estimé à 155 000 girafes, il ya trente ans. Pour les organismes spécialisés dans la protection des animaux interdits de chasse, l’agression de leur cadre naturel  est tributaire non seulement du besoin pour les humains de faire l’agriculture, de l’exploitation minière, par l’instabilité civile mais aussi, de la croissance démographique importante. Le continent qui connait une croissance accélérée de ses populations estimées aujourd’hui à plus d’un milliard.

La logique du manque de suivi influe considérablement sur le devenir des girafes. Aujourd’hui, la girafe est classée parmi les 85 604 espèces animales et végétales dont 24 307 sont étiquetées en voie d’extinction. Dans la même situation que l’éléphant, le rhinocéros, la girafe africaine est divisée en 9 groupes recensés dans 21 pays du continent. Au rang de ces neuf, l’Uicn estime que 5 catégorie voient leur situation aller de mal en pire. La vitesse du déclin croit de 1000 à 10 000 fois pus vite.

La lutte

Elle est en même temps basée sur la sensibilisation et sur la surveillance. Selon les spécialistes de l’Uicn, les girafes de l’Afrique occidentale, centrale et orientale sont l’objet de fortes pressions. Pour le coprésident du groupe de spécialistes en Girafe de l’Union internationale pour la conservation de la nature, Julian Fennessy, ces animaux souvent vus dans les safari, dans les médias et les zoos, beaucoup ignorent que leur disparition est silencieuse, d’où la nécessité de faire quelque chose avant qu’il ne soit tard.

Au sein de l’Uicn, l’on déplore le manque de suivi continu dans le sens de la protection des espèces de girafes  en danger. Un appel fort est lancé pour plus d’investissement dans la conservation. La ZSL soutien la gestion et le suivi des sites clés pour la girafe dans la nature, y compris la zone de conservation au Kenya à travers un système de gestion des patrouilles et également l’hébergement des girafes. L’Uicn, a récemment adopté une résolution clé demandant une plus grande prise de conscience et des effets pour assurer l’avenir de ces espèces extrêmement vulnérables et douces dans la nature. A cela, s’ajoute, la sauvegarde des zones protégées clés. Certains exhortent les Etats a adopter des lois pénalisantes pour des personnes accusées de faits de braconnage sur les girafes.

© CAMERPOST par Augustin TACHAM

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