Afrique – Banque mondiale : Investir dans les infrastructures urbaines pour améliorer la vie des populations

Investir dans les infrastructures urbaines pour améliorer la vie des populations | Ph. Illustration

C’est l’objet du dernier rapport de la Banque Mondiale sur la nécessité de doter les villes africaines des infrastructures. Un plaidoyer favorable pour les populations des pays en voie de développement.

L’élaboration du rapport intitulé : ‘’Ouvrir les villes africaines au monde’’ et les travaux de recherche qui l’ont accompagné ont été réalisés avec le support du Département britannique du développement international (DFID). Ce rapport datant du 9 février dernier, intervient comme un appel en direction des pays africain, en voie développement de surcroit afin de résoudre ses questions d’emplois, d’améliorer la vie des citadins et des entreprises. A cela, il faut investir rigoureusement dans les infrastructures et en renforçant les marchés fonciers.

Contexte

Selon le rapport, l’essor et la croissance économique sont liés. Et, pour maintenir cette duplicité, il est important d’ouvrir les villes africaines au monde, comme l’indique le titre du rapport. La population urbaine africaine est actuellement à 472 millions d’habitants, mais ce nombre va doubler au cours de vingt cinq prochaines années pour atteindre un milliards à l’horizon 2040. Et, dès 2025, selon le rapport, les villes africaines abriteront 659 millions d’individus soit 187 millions d’âmes de plus.

En Afrique souligne le rapport, le processus de concentration de la population des villes, n’a pas donné lieu à des investissements suffisants dans les infrastructures urbaines. De ce fait, parce qu’elles sont mal desservies, les villes africaines sont aujourd’hui parmi les plus chères du monde tant pour les ménages que pour les entreprises.  Conséquence selon les termes du rapport, « hors service », et « fermées au commerce ». Les villes africaines sont en effet, 29% plus chères que celles des pays à niveau de revenus similaire.

Opportunité à saisir

Le rapport du 9 février dernier indique, qu’ « Avec des investissements coordonnés des infrastructures et les structures résidentielles et commerciales, les villes africaines seront en mesure d’accroitre les économies d’agglomération et de rapprocher les habitants des emplois ».

A cela, le vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique déclare que « L’Afrique a besoin des villes moins chères, mieux desservies et plus vivables. Il est essentiel d’améliorer les bénéfices économiques et sociaux qui découlent de l’urbanisation, car la clé de la transformation des économies africaines, réside notamment, dans le développement urbain mieux maitrisé » a souligné Makhtar Diop.

Le rapport souligne cas pratique que, les ménages urbains africains ont proportionnellement au PIB par habitant, des coûts plus élevés que plus près des emplois à l’instar de la ville de Kabera à Nairobi et Tandale à Dar Es Salam ou le niveau le plus élevé du coût de la vie a aussi un impact sur les entreprises, puisqu’il est obligé de verser les salaires.

Ede Ijjasz dans ce rapport affirme que « L’Afrique doit renforcer les institutions qui régissent les marchés financiers et coordonner l’aménagement du territoire et la planification des infrastructures. La fragmentation du développement urbain en Afrique, qui est de 20% supérieur à à celle observée en Asie ou en Amérique latine, porte préjudice à la productivité et aux conditions de vie dans la ville », selon le directeur principal du pôle développement social, urbain et rural et la résilience à la Banque mondiale.

© CAMERPOST par Augustin TACHAM

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz