71e Assemblée générale des Nations unies : Brillante intervention de Paul Biya en faveur de l’émergence concrète

Le président camerounais Paul Biya à la 71ème assemblée générale des Nations unies à New York le jeudi 22 septembre 2016. | Crédit : © Cellcom PRC
Le président camerounais Paul Biya à la 71ème assemblée générale des Nations unies à New York le jeudi 22 septembre 2016. | Crédit : © Cellcom PRC

    Ouverts le 20 septembre dernier, les travaux de la 71ème Assemblée générale des Nations unies ont été enrichies le 22 septembre par la brillante intervention du président Paul Biya du Cameroun, sur la distinguée tribune de l’ONU. Le président de la République a eu l’insigne honneur d’ouvrir la troisième journée des travaux axés cette année sur les objectifs de développement durable dont le thème porte sur « Les Objectifs de développement durable : une dynamique universelle pour transformer notre monde ».  La nouvelle feuille de route pour le développement de la planète, adoptée en 2015 lors de la 70è Assemblée générale s’est fixé 17 nouveaux objectifs (OMD) que les leaders du monde veulent plus ambitieux pour « transformer le monde ».

    Portée par son président, la voix du Cameroun a résonné à la tribune de la 71e Assemblée générale des Nations unies dans sa la séance plénière et dans le cadre du débat général. Paul Biya y a prononcé un discours franc et sans fioriture, appelant les Etats membres de l’Organisation des Nations unies à se donner les moyens de leur politique, quand ceux-ci expriment leur ambition de faire de notre planète un monde plus juste, plus paisible et plus prospère. Compte tenu des résultats mitigés des précédents objectifs, dont les programmes, les échéances et autres engagements n’ont pas toujours été respectés, Paul Biya a invité ses pairs au réalisme dans l’exécution des OMD et des délais prescrits. Il faut le reconnaitre, la situation actuelle a très peu changé le monde, et le prolongement des inégalités, de pauvreté et de guerre sont papables à travers la planète.

    Pour Paul Biya les OMD ne doivent pas s’abonner à la mégalomanie des Etats, mais au réalisme des dirigeants. Le président a raison. L’émergence ne se décrète pas, elle est concrète. Fort à propos, transformer notre monde suppose que les Etats s’en donnent les moyens. Par empirisme, en bon pédagogue, Paul Biya prescrit trois axes pour réussir les OMD. C’est une formule passe partout. Les moyens et la volonté politiques trônent au sommet de la pyramide des objectifs. Ensuite, les moyens financiers. Sur ce point précis, le président Paul Biya est concret : « Il faudra que les contributions soient effectives, sûres et suffisantes ; enfin les moyens moraux : il s’agit de l’acceptation et du respect par tous du principe d’obligation de solidarité entre les peuples ». Enfin, la franche collaboration et l’implication générale de tous les pays membres de l’ONU. Là encore, le chef de l’Etat a raison, aucune aventure qui engage la race humaine ne doit se faire en rangs dispersés. La mondialisation contraint le monde aux combats globaux. Les OMD sont une affaire de collégialité et non une course de fond individuelle, pays par pays, seul à seul.

De l’échec des OMD à l’espoir des ODD

    Toutefois, le propos de Paul Biya reste optimiste. Quand le monde veut, le monde peut, dira-t-on. Les expériences heureuses de l’accord de Paris sur le climat en novembre et décembre 2015, et la mise sur pied du nouveau programme des Objectifs de développement durable (ODD) ont montré que les Etats membres de l’Organisation des Nations unies ont conscience de leur communauté de destin. D’où la nécessité de mener des batailles rangées et non des croisades égoïstes. Du hait de la tribune des Nations unies, Paul Biya a invité ses pairs à corriger les défaillances identifiées dans la mise en œuvre du précédent programme des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Pour Paul Biya, les ODD semblent plus concrets au regard de la situation du monde : « Les ODD sont (…) le premier programme mondial à prendre en considération la problématique du développement dans toutes ses dimensions : sécuritaire, économique, sociale, humaine et environnementale ».       Pour sa part, le Cameroun s’est affilié à l’idée de la « globalisation des initiatives te des actions ». On le sait, le président Paul Biya n’a eu de cesse d’appeler ses pairs à une riposte globale contre terrorisme terrestre et maritime. La lutte contre le terrorisme est un impératif pour une paix et une prospérité partagée à travers le monde.

    Avant son passage à la tribune, le chef de l’Etat et Madame Chantal Biya figuraient partie les hôtes du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon et de son épouse Ban Soon-Taek. Le 21 septembre, toujours, le SG de l’ONU et le chef de l’Etat camerounais se rencontraient pour une énième fois au 27e étage de l’immeuble siège de l’ONU. Cette rencontre, la dernière du genre, tant est que Ban Ki-Moon, le diplomate sud-coréen chevronné, quitte ses fonctions cette année après deux mandats à la tête de l’Organisation planétaire. Paul Biya et Ban Ki-Moon scellent une longue amitié empreinte de respect et de convivialité.  C’est dire si la cote d’honneur du président camerounais ne souffre d’aucune baisse sur la scène internationale. L’expérience et la sagesse du président Paul Biya valent l’honneur à la voix du Cameroun d’être écoutée et respectée à l’ONU.

Correspondance particulière de Jean Paul Eyebe Ndimba,

internationaliste