Cameroun : Les contours de la Loi des finances 2016

Le premier ministre camerounais, Philémon Yang, à l'Assemblée Nationale | Photo d'archives
Le premier ministre camerounais, Philémon Yang, à l’Assemblée Nationale | Photo d’archives

Le gouvernement camerounais à travers l’enveloppe soumise à l’examen des députés actuellement réunis en session budgétaire, a dévoilé les grandes lignes de la loi des finances 2016 dont l’enveloppe proposée s’équilibre en recettes et en dépenses à 4 234,7 milliards de francs CFA.

Cette enveloppe connaît ainsi une augmentation de 488,1 milliards de francs CFA en valeur absolue et 13,02 pour cent en valeur relative par rapport à l’année dernière dont le budget était estimé à 3 746,6 milliards de francs CFA.

Le texte soumis à la Représentation nationale repose, selon l’exposé des motifs du gouvernement, sur des hypothèses macro-économiques compatibles avec les perspectives intérieures, à savoir un taux de croissance du Produit intérieur brut de 6 pour cent et un taux d’inflation de 3 pour cent environ.

Ce projet de loi prévoit des modifications des législations douanière et fiscale puisque la politique fiscale de l’exercice qui s’annonce est essentiellement axée sur l’amélioration du climat des affaires pour consolider la relance économique.

En ligne de mire, une meilleure mobilisation des ressources par le biais de nouvelles pistes d’élargissement de l’assiette de l’impôt et de sécurisation des recettes fiscales, le rétablissement de l’équité entre les contribuables, la lutte contre l’évasion et la fraude fiscales, le retour à la taxation à la porte du ciment avec accroissement de l’offre locale et du riz afin de briser la contrebande en matière de réexportation frauduleuse.

Par ailleurs, il est prévu un emprunt obligataire de 300 milliards de francs CFA qui contribuera au financement des projets structurants.

Le texte déposé par le gouvernement entend également accorder la priorité à la lutte contre la pauvreté et la vie chère à travers une plus grande allocation des ressources du budget d’investissement aux secteurs inducteurs de croissance, notamment l’énergie, l’agriculture, les infrastructures et les mines.

Pour le reste, les dépenses directes de fonctionnement sont évaluées à 1 981,2 milliards de francs CFA contre 2 159,9 milliards de francs CFA en 2015, soit une baisse de 8,27 pour cent.

Les dépenses d’investissement enregistrent une augmentation de 375,8 milliards de francs CFA, soit 32,67 pour cent pour se situer à 1 525,8 milliards de francs CFA contre 1 150 milliards de francs CFA en 2015.

Le service de la dette publique est évalué à 727,7 milliards de francs CFA contre 436,7 milliards de francs CFA pour l’année 2015.

En somme, le projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2016 octroie 46,78 pour cent aux dépenses directes de fonctionnement, 36,04 pour cent aux dépenses d’investissement contre 30,70 pour cent en 2015 et 17,18 pour cent au règlement de la dette contre 11,65 pour cent pour l’exercice qui s’achève.

© CAMERPOST avec © APA

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