Robotique : La Chine veut une aide étrangère pour produire ses robots industriels

Un robot « made in China » présenté à la World Robot Conference 2015, la convention mondiale de la robotique, qui a ouvert ses portes le 21 novembre à Beijing et a déjà attiré une centaine d'experts du secteur.
Un robot « made in China » présenté à la World Robot Conference 2015, la convention mondiale de la robotique, qui a ouvert ses portes le 21 novembre à Beijing et a déjà attiré une centaine d’experts du secteur.

Le partage du savoir-faire permettra aux sociétés étrangères d’exploiter un nouveau marché, a annoncé le vice-président chinois Li Yuanchao lundi à la World Robot Conference 2015, la convention mondiale de la robotique, qui a lieu en ce moment à Beijing.

Ce dernier a encouragé les entreprises étrangères de la robotique à partager leurs technologies avec les fournisseurs de Chine, pour que la coopération internationale leur permette de conquérir l’énorme marché chinois.

Le vice-président a en outre dit qu’il espérait que les leaders du secteur en Europe, aux Etats-Unis et au Japon s’ouvrent à une coopération technologique avec la Chine, qui, en tant que deuxième économie mondiale, achète à elle seule un quart de la production mondiale de robots industriels chaque année.

« Si la Chine est le premier marché de la robotique mondiale, elle est toutefois à la traîne dans la conception de robots de pointe. […] Le pays va s’ouvrir davantage aux entreprises et aux experts étrangers de sorte à favoriser un développement conjoint », a expliqué Li lors de la convention à Beijing.

La Chine est devenue l’an dernier le premier marché mondial de la robotique en termes de quantité de robots utilisés.

Au moins 800 000 robots industriels vont par ailleurs être mis en service dans les usines chinoises d’ici 2020, selon le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information, et cette forte demande va permettre de créer 100 milliards de yuans (environ 15 milliards d’euros) de chiffre d’affaires d’ici 2020.

Dans une lettre de félicitations envoyée à la convention, le président Xi Jinping explique pour sa part que la Chine désire travailler avec le reste du monde dans le développement de la robotique de pointe.

La Chine compte en effet sur la robotique industrielle pour accroître son efficacité dans le secteur manufacturier, notamment dans la production automobile ou textile.

Elle dépend pour le moment de géants mondiaux tels que le fabricant suisse ABB ou l’allemand KUKA, qui lui fournissent des robots industriels de pointe utilisés dans les secteurs de la production automobile, de l’électronique et de la logistique.

Luo Jun, président de l’International Robotics and Intelligent Equipment Industry Alliance, l’alliance internationale du secteur de la robotique et des équipements intelligents, a indiqué lundi que les robots industriels fabriqués en Chine ne représentent aujourd’hui que 20% des parts de marché et que leur présence dans les secteurs haut de gamme est considérablement plus faible.

« Il ne sera pas facile pour les sociétés locales de remplacer les équipements importés sans une assistance technique de l’étranger », estime Luo, selon qui les géants étrangers du secteur, motivés par l’énorme demande du marché chinois, pourraient être disposés à fournir certaines technologies à la Chine en échange de parts de marché.

Wang Tianran, membre de l’Académie chinoise de l’ingénierie, a souligné que le vieillissement de la population et l’augmentation du revenu des ménages en Chine vont favoriser les ventes de robots de service capables de cuisiner, de vérifier la tension artérielle d’une personne, d’aider une personne âgée et de remplir toute une série d’autres tâches.

« Le marché est jeune et va connaître une forte croissance à deux chiffres », assure Wang.

Source : © Agence de presse Xinhua

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