2ème Forum USA-Afrique – Paul Biya aux États-Unis : une marque de crédibilité démocratique et internationale

Paul Biya aux États-Unis, une marque de crédibilité démocratique et internationale | © Cellcom PRC
Paul Biya aux États-Unis, une marque de crédibilité démocratique et internationale | © Cellcom PRC

    Ainsi le président Paul Biya séjourne depuis quelques jours aux États-Unis, sur une doble invitation du président américain Barack Obama et du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon. L’invitation du Président américain a récemment remise de bonnes mains au président Paul Biya le 16 septembre 2016, par l’ambassadeur des États-Unis au Cameroun, Michael Stephen Hoza. Ce jour-là, au cours de l’entretien entre le chef de l’Etat et le diplomate, outre l’aspect économique et bilatéral, la guerre menée de haute lutte par le Cameroun contre le terrorisme figurait prioritairement au menu des échanges. C’est tout dire ! Mais, restons-en à l’essentiel, et sur notre sujet d’actualité. L’invitation du président américain à son homologue camerounais est relative à la tenue, dès le 21 Septembre 2016 du deuxième forum d’affaires États-Unis-Afrique, sur le thème, « Accroissement des échanges et des investissements entre les États-Unis et les pays africains ».

    Le premier Forum du même genre avait été organisé le 4 août 2014 dans la capitale américaine. Le président Paul Biya y était toujours convié et avait bel bien  répondu présent à Washington DC. On se souvient qu’à l’époque, en 2014, certains chefs d’État africains n’avaient pas été invités au 1er Forum, pour non respect des principes démocratiques et violations des droits de l’homme dans leur pays. Et même que ces présidents honnis par la Maison Blanche et le Département d’État restent persona non grata e interdits d’accès sur le territoire américain.

Au cours de ce premier examen de passage au concours démocratique, Paul Biya avait réussi son examen sans faute. Même que les relations entre les USA et le Cameroun se sont fortement améliorées au plan bilatéral. Tenez ! en 2015, l’ambassadeur américain accrédité à Yaoundé avait été reçu par Paul Biya le 5 novembre au palais de l’Unité. À l’occasion, autant qu’on s’en rappelle, le diplomate avait reconnu devant la presse que les relations entre Yaoundé et Washington étaient au beau-fixe. Paul Biya et lui avaient parlé de paix. Sur ce point, les États-Unis d’Amériques et le Cameroun partageaient et partagent encore des points de vue convergents. Ensemble, les deux pays avaient pris l’engagement de relever le défi de Boko Haram dans la Région de l’Extrême-Nord. C’est ce qui explique le déploiement du contingent de 300 soldats américains basés à Garoua, dans le cadre du soutien américain aux efforts du Cameroun pour la lutte contre le terrorisme. Les troupes américaines basées dans le septentrion camerounais n’ont pas failli à leur mission de formation et de renseignement. Il s’agit d’une mission stratégique pour la défense du territoire camerounais victime des expéditions odieuses des  terroristes de Boko Haram, désormais confinés à la guérilla sous la forme des attaques sporadiques, lâches et isolées et sous la forme inhumaine des attentats suicides. Quand on sait, par ailleurs, que Washington a des principes drastiques pour engager ses troupes dans un pays du monde, l’on ne peut que se féliciter de la bonne dose de crédibilité dont bénéficie Yaoundé sur le plan diplomatique et auprès de la Communauté internationale.

La crédibilité conditionnée de Washington

 Deux ans plus tard les critères de sélection n’ont pas changé. La démocratie et les droits de l’homme restent les matières de base de cet examen de passage au Forum États-Unis-Afrique. Une fois de plus, le président Paul Biya du Cameroun a reçu son parchemin, sous la forme du billet d’invitation le conviant à Washington DC.

    Sur la forme et dans le fond, ce Forum est Co-organisé par la fondation Bloomberg Philanthropies et le Département américain du Commerce. Le Forum se tient en marge de la 71è session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Bon à savoir, une cinquantaine de Chefs d’État ou de gouvernement et plus de 150 chefs d’entreprise y prendront part. Ils examineront les voies et moyens pour développer davantage les opportunités commerciales et d’affaires entre les États-Unis et l’Afrique.

    Pour ce qui est de la participation du chef de l’État camerounais aux travaux de la 71è session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies, c’est un remake usuel. Le président Biya est un habitué de la tribune de l’ONU, tout autant qu’il est respecté dans le gotha de la diplomatie mondiale. Sa présence à New-York est loin d’être une surprise. Mais une habitude. C’est davantage un autre signe supplémentaire de la crédibilité internationale de Paul Biya.

Par André Noel Tchouta, diplomate

  • mbarga

    le president paul biya fait des propositions allant dans le sens de l’atteinte des objectifs de developpement durable et c’est une preuve de coherence dans la gouvernance du president paul biya au cameroun et sur les questions de l’afrique toute entiere.