25 000 à 30 000 décès liés aux morsures de serpents en Afrique

25 000 à 30 000 décès liés aux morsures de serpents en Afrique

Les morsures de serpents figurent parmi l’une des causes de l’augmentation du taux de mortalité en Afrique. Depuis que l’Organisation mondiale de la santé a inscrit la morsure de serpent dans la liste des maladies tropicales négligées, les spécialistes de la santé espèrent voir une amélioration des traitements contre l’envenimation. CAMERPOST vous donne plus de détails sur le sujet.

Morsures de serpent à l’origine de nombreux décès en Afrique

La majorité des individus victimes de morsures de serpents se tournent vers la médecine traditionnelle au lieu de la médecine moderne.

Certaines régions d’Afrique utilisent encore la pierre noire pour neutraliser le venin du serpent. Elle est connue pour sa capacité aspirante. Or, la pierre noire n’aspire qu’une petite quantité du venin injecté par un serpent.

Malgré l’existence des antivenins efficaces proposés sur le marché, le pouvoir d’achat de la population ne leur permet pas de se procurer le traitement. Il coûte aux environs de 200 euros.

D’autres facteurs expliquent cette hausse des décès dus aux morsures de serpents. Certains individus ne voient pas la morsure comme une rencontre naturelle. Pour ces personnes, il s’agit d’un acte malveillant d’un ennemi. Au lieu de se rendre dans un centre hospitalier, elles s’adressent à un thérapeute traditionnel pour conjurer le maléfice.

Réaction de la société africaine face à ce fléau

La société africaine de venimologie (SAV) a été créée à Cotonou en 2012 afin de trouver un traitement efficace contre les morsures de serpents en Afrique. Cette organisation réunit plusieurs spécialistes de la santé en provenance d’Afrique, des États-Unis et de la France.

Cet organisme a pour objectif de mettre fin aux problèmes causés par l’envenimation. Dans son action, il doit tenir compte des besoins quantitatifs et qualitatifs des pays de l’Afrique en matière d’antivenins. L’organisation doit également se concentrer sur la formation des personnels de santé pour améliorer la prise en charge des personnes victimes de morsure de serpents. La SAV doit inclure dans la formation les traitements traditionnels afin d’inciter la population à consulter les centres hospitaliers. Le coût des antivenins doit être à la portée de tous.

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